Face à la dégradation
rapide du climat économique et à la situation délicate des finances
publiques malgaches et à la non reconnaissance internationale de
l'Etat de transition, un nouveau gouvernement de transition inclusif
et multipolaire sous la présidence d' Andry Rajoelina et de deux
vice-présidents aurait dû être
nommé fin 2009. Toutefois, les tensions entre les mouvances furent
vives et le gouvernement n'a jamais été institué tant la bataille
des postes notamment régaliens fût âpre ainsi que la question
sous-jacente de la "Françafrique" incarnée par Andry Rajoelina le
président insurrectionnel de mars 2009 soupçonné par certaines
factions d'être manipulé par
Paris.
En l'état, la coalition ne fonctionne
plus et c'est le président de la Haute autorité de transition (M. Rajeolina) qui impose une sortie de crise par la tenue d'élections
prochaines, ce qui a braqué les trois autres mouvances contre lui.
Un risque de crise par la rue germe donc de fait susceptible de
perturber le bel ordonnancement unilatéral de la HAT.
Enfin d'ajouter que Madagascar ne figure
plus depuis fin décembre 2009 dans l'AGOA (organisation de marché de
débouchés avec les USA essentiellement) en conséquence de la non
compliance de Madagascar aux normes démocratiques imposées par
l'organisation.
Toutefois, Madagascar demeure maintenant comme jamais, une terre d'investissements et de réserve de
croissance autour du pétrole (premières exploitations dès à
présent), des ressources minières, et de production
alimentaire agricole. C'est exactement le moment de préparer son
implantation pour une entrée après les élections de 2010
(dates repoussées à plusieurs reprises, possiblement à l'automne
2010)
pour les élections législatives constituantes de la 4eme république. |